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Musique classique et opéra par Classissima

Antonio Vivaldi

mercredi 29 juin 2016


Classiquenews.com - Articles

14 juin

Vivaldi : Stabat Mater

Classiquenews.com - Articles France Musique. Dimanche 19 juin 2016, 14h. Stabat Mater de Vivaldi. Et vous quelle version enregistrée préférez-vous ? Bilan sur l’un des chefs d’oeuvres sacrés de Vivaldi : genèse, enjeux, accomplissements… Vivaldi a longtemps été considéré pour ses œuvres liturgiques et instrumentales. Avant d’être le compositeur d’opéras que nous redécouvrons actuellement (apport et bénéfice de la révolution baroqueuse : qui ignore encore l’impact sonore et esthétique de son Orlando Furioso ?), le Stabat Mater a beaucoup compté pour la notoriété du Pretre Rosso (Prêtre roux), enfant génial en sa cité natale : Venise. Homme de rupture et d’expérimentation, – contrairement au dogmatique et partial Stravinsky, qui décrétait que le Pretre Rosso avait composé 500 fois le même Concerto (!)-, Vivaldi réinvente la forme même du Stabat mater… comme s’il était profondément saisi par le caractère de déploration et de recueillement funèbre qui règne dans le cycle des 10 strophes empruntées à la prose liturgique du Franciscain Jacopone da Todi (1230-1306), qui témoigne ainsi de la douleur de la Vierge, deuil maternel, face au supplice et à la mort de de son fils Jésus. Ici une seule voix exprime en une dramaturgie du désespoir et de la dignité, la force du sujet : une contralto ; pas de mouvements vifs, que des épisodes méditatifs et graves voire lugubres qui cassent définitivement l’alternance lent et vif pourtant de rigueur alors. Largo, lento, adagio, andante… où les passages harmoniques dessinent un pont et une arche de la déploration. Les couplets ariosos permettent aux solistes comme aux instrumentistes de creuser l’ample intensité tragique des textes dont les instruments font une dramaturgie particulièrement introspective. Plutôt que la révolte (légitime), Vivaldi architecture un cycle qui tend toujours à la méditation, au repli critique, à la pleine conscience de ce qui a été commis. Le raffinement de l’écriture vocale n’oublie pas dans la dernier Amen, la pure virtuosité qui est aussi en plus de la profondeur du recueillement, la clé de la partition en fa mineur de près de 20 mn, selon les interprétations. Et vous quelle version préférez vous ? Celle pour voix d’homme (alto angélique / tragique tel Andreas Scholl) ou avec voix de femme ?… Et dans quelle réalisation instrumentale ? France Musique, dimanche 19 juin 2016, 14h. Stabat Mater de Vivaldi. Tribune des critiques de disques. http://www.francemusique.fr/emission/la-tribune-des-critiques-de-disques/2015-2016/stabat-mater-rv-621-d-antonio-vivaldi-06-19-2016-14-00

Le blog d'Olivier Bellamy

Aujourd'hui

Hervé Niquet, la truculence savante

C’est un invité épatant, Hervé Niquet. Drôle, généreux, inattendu. Et s’il peut paraître fanfaron, c’est que la modestie n’est pas de mise vu qu’il est sous-exposé car toujours au charbon, débordant d’imagination et de talent mais pas assez médiatisé, allez savoir pourquoi, car ses projets sont toujours intelligents et pleins de fantaisie. Voici son programme : 1- Extrait du disque Water Music & Fireworks de Haendel (enregistrement Concert Spirituel Glossa) – Fireworks, “Ouverte – Allegro” (piste 20) 2- Extrait du disque Gloria de Vivaldi (enregistrement Concert Spirituel Alpha) – Gloria « Laudamus te » (piste 3) 3- Extrait du Paul Dukas (enregistrement VRK et Brussels Philharmonic / Palazzetto Bru Zane) –ouverture de « Polyeucte » (piste 09) 4- Extrait du disque Gustave Charpentier (enregistrement VRK et Brussels Philharmonic / Palazzetto Bru Zane) – « Impressions d’Italie » – Napoli (piste 5) - 3 madeleines 1- Extrait de Tchaïkovski soit du ballet La Belle au bois dormant soit le Lac des Cygnes (passage rapide) (souvenirs de l’opéra) 2- Miriam Makeba – Pata Pata 3- Symphonie n°40 de Mozart arrangée par Waldo de Los Rios




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7 juin

CD. Les Quatre Saisons. Nicolas Bacri : Concertos – Leleux / Verdier (Klarthe, 2015)

CD. Les Quatre Saisons. Nicolas Bacri : Concertos – Leleux / Verdier (Klarthe, 2015). Premier enregistrement mondial. Que donne en écoute immédiate ces Quatre Saisons françaises, soit les quatre Concertos de Nicolas Bacri ainsi agencés ? L’Hiver, climat tendu, inquiet fait briller la mordante vocalité du hautbois, à laquelle répond le tissu des cordes à la fois souple et d’une fluidité dramatique permanente. Le Printemps affirme la volubilité du même hautbois principal (François Leleux, dédicataire des œuvres), en dialogue avec le violon, dans un mouvement indiqué amoroso, pourtant d’une tendresse lacrymal ; les cordes sont climatiques et atmosphériques (ainsi le violon s’affirme plus enivré que le hautbois, à l’acidité volontaire; plus explicite aussi et d’une revendication nerveuse ; pourtant une douleur se fait jour grâce aux cordes et au violon… et peu à peu comme par compassion, sensible à sa mélopée sombre, le hautbois s’accorde finalement au violon qu’il semble accompagner et doubler d’une certaine façon avec plus de recueillement. Ainsi s’affirme inéluctablement la conscience inquiète du hautbois, compatissant. Ample et colorée, l’écriture de Bacri déploie une splendide houle aux cordes, contrastant avec le soliloque halluciné et tendu du hautbois, avec la gravité plus feutrée du violon : le final exprime de nouvelles stridences que le sujet printanier n’avait pas à son début laissé supposer. C’est pourtant cette gravité sourde, inquiétante, un temps dévoilé par le violoncelle, que l’on retrouvera plus développé et épanoui dans l’ultime Concerto, L’Automne : correspondance porteuse d’unité ? Certainement. Par son caractère plus rentré et finalement intérieur, ce Concerto Printemps (opus 80 n°2, 2004-2005, amoroso), est le plus surprenant des quatre. Même Luminoso, le Concerto L’été est tout aussi contrasté, grave, et presque mélancolique… C’est le plus récent ouvrage du cycle quadripartite (2011) : mené là encore par un hautbois plus méditatif que vainqueur (Printemps) et d’un souverain accord avec le violon : cette alliance, enrichie par la profondeur du violoncelle tisse ainsi la combinaison réellement envoûtante de la pièce de plus de 11 mn. Enfin, captivante conclusion, L’Automne étale sa sombre chair par le violoncelle introductif qui fait planer le chant d’une plainte lugubre… L’écriture est ainsi davantage dans son thème indiqué “nostalgico”, d’une sombre tristesse à peine canalisée, aux teintes rares, nuancées, d’un modelé languissant, plaintif… conclu dans le silence, comme un irrémédiable secret perdu, le développement de cet ultime Concerto ne laisse pas de surprendre lui aussi. Passionnant parcours quadripartite. Tenebroso, amoroso, luminoso, nostalgico Les saisons selon Nicolas Bacri Dans cet ordre et pas autrement : d’abord Hiver, puis Printemps, Été et Automne… : soit du rythme soutenu, incisif de l’Hiver, à la plainte sombre presque livide du plus mystérieux Automne final… L’Orchestre Victor Hugo sous la conduite de Jean-François Verdier reconstruit ici 4 pièces pour orchestre, écrits et composés à différentes périodes et dans diverses circonstances, dont pourtant le cycle final affirme une belle cohérence globale (ainsi élaborée sur une quasi décennie, de 2000 à 2009). Le dernier épisode est celui qui a été a contrario composé le premier (Automne 2000-2002). Il est finalement le plus apaisé, le plus intérieur, – le plus secret-, quand l’Hiver, le Printemps et l’Été (le plus récent, 2011), sont nettement plus tendus, actifs, dramatiques. Les deux Concertos pour hautbois concertant étaient déjà destinés au soliste François Leleux (Concerto nostalgico soit l’Automne, et Concerto amoroso soit le Printemps). A travers chaque épisode, orchestre et solistes (François Leleu entouré du violoniste Valeriy Sokolov, de l’altiste Adrien La Marca et du violoncelliste Sébastien Van Kuijk) expriment la très riche versatilité poétique d’une écriture frappante par son activité et son sens permanent des contrastes ; où le travail sur le timbre et ses alliages suggestifs scintillent en permanence, d’autant plus détectables grâce à l’effort de clarté comme d’éloquence de la part des interprètes. Le retable à quatre volets concertants déploie un sens suprême des climats, surtout le sentiment d’un inéluctable cycle, débutant déjà tenebroso (l’Hiver), voilant presque d’un glas lancinant le clair timbre du hautbois bavard, puis s’achevant enfin par la plainte ineffable du violoncelle attristé et comme endeuillé, dans un ultime soupir (le dernier ?). L’omniprésence du hautbois, chantant et clair, affirme certes la couleur pastorale, mais ce pastoralisme se teinte de mille nuances plus sombres et inquiètes dont la richesse fait la haute valeur de l’écriture. Ainsi les Saisons n’ont pas le délire génial du sublime Vivaldi, peintre des atmosphères extérieures ; Nicolas Bacri réserve plutôt de somptueuses teintes harmoniques dans les replis d’une pensée plus trouble et introspective qui de l’ombre surgit pour s’anéantir et glisser dans … l’ombre. Pensée plus abstraite mais non moins active. Tenebroso, amoroso, luminoso, nostalgico… sont les nouveaux épisodes d’une évocation de la vie terrestre ; on y détecte comme des réminiscences jamais diluées, la tension sourde et capiteuse du Dutilleux le plus méditatif sur la vie et le plus critique (comme Sibelius) sur la forme musicale ; Bacri ajoute en orfèvre des teintes et des couleurs, des combinaisons insoupçonnées pour le hautbois, d’une ivresse enchanteresse, que ses complices – autres solistes, savent doubler, sertir de correspondances sonores des plus allusives. L’orchestre sonne parfois dur, renforçant l’esprit de tension grave qui fait le terreau général de ses somptueuses pièces. Jamais déclamatoires ni opportunément volubiles, les Concertos façonnent en fin de composition, un cycle d’une rare séduction méditative et interrogative. Ces Quatre Saisons sont celle de l’âme. Superbe cheminement, oscillant entre suractivité pulsionnelle, pudeur, interrogation, soit une narration suractive au service de pensées secrètes, à déchiffrer au moment de l’écoute. CD, compte rendu-critique. LES QUATRE SAISONS. Nicolas Bacri (né en 1961) : Concertos opus 80 n°3, 2, 4 et 1. François Leleux, hautbois. Valeriy Sokolov, violon. Adrien La Marca, alto. Sébastien Van Kuijk, violoncelle. Orchestre Victor Hugo Franche-Comté. Jean-François Verdier, direction. 1 CD Klarthe KLA 017. Enregistré en février 2015 au CRR du Grand Besançon. Durée : 46mn. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016



Antonio Vivaldi
(1678 – 1741)

Antonio Vivaldi (4 mars 1678 - 28 juillet 1741), était un violoniste et compositeur italien. Vivaldi a été l’un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps ; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Bach a adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que de n'importe quel autre musicien. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de celui de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses: il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire. Sa véritable reconnaissance a eu lieu pendant la première moitié du XXe siècle Aujourd’hui, certaines de ses œuvres instrumentales, et notamment les quatre concertos connus sous le titre « Les Quatre Saisons » comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.



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