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Musique classique et opéra par Classissima

Antonio Vivaldi

jeudi 25 mai 2017


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22 mai

Compte-rendu, opéra. Lille, Opéra, le 19 mai 2017. VIVALDI : Arsilda. Lucile Richardot… Collegium 1704,Vaclav Luks / David Radok

Classiquenews.com - ArticlesCompte-rendu, opéra. Lille, Opéra, le 19 mai 2017. VIVALDI : Arsilda. Lucile Richardot… Collegium 1704,Vaclav Luks / David Radok. Première française de l’Arsilda de Vivaldi à l’Opéra de Lille ! Une coproduction internationale de haute qualité avec le fabuleux ensemble Collegium 1704 en charge de la musique, finement dirigée par son chef, Vaclav Luks. La distribution tout aussi internationale rayonne de talents, la mise en scène atemporelle du tchèque David Radok réussit à captiver un public divers, avec perruques poudrées et iphone sur scène ! Un choc heureux et une production d’une incroyable actualité ! Vivaldi l’exubérant : une Arsilda enthousiasmante à Lille Le concert des sentiments L’archicélèbre « Prêtre Roux » vénitien, Antonio Vivaldi, est l’une des figures de la musique classique les plus connues grâce, notamment, à ses compositions instrumentales, tels que les nombreux concerti pour violon, dont les fameuses 4 saisons. Or, dans une œuvre presque aussi large que celle d’un Mozart, avec plus de 500 concerti, et 46 opéras, nous nous réjouissons de l’attention qu’on porte de plus en plus à ses pièces méconnues. L’Arsilda en tournée concerne le dernier opéra vénitien du compositeur, contemporain de sa Juditha Triumphans (1716), le seul oratorio de Vivaldi ayant survécu au passage du temps, et qui déploie une grande exubérance. Comme d’habitude dans la Venise lyrique du baroque tardif, selon les maintes conventions d’opera seria, l’histoire du livret n’est qu’un prétexte quelque peu érudit, particulièrement propice à la mise en musique d’un riche éventail de sentiments, avec un regard à la fois cynique et plein d’espoir sur les contradictions , inhérentes à la condition humaine. Ainsi, Arsilda, reine du Pont, aime Tamese, roi de Cilicie présumé mort dont la sœur Lisea assume l’identité en travesti pour un devoir politique. Lisea est éprise de Barzane, roi de Lydie et ami de Tamese, mais il finit par tomber amoureux d’Arsilda. Tout se termine dans le lieto fine classique, en l’occurrence un double mariage après moult vicissitudes, masques tombées, fausses identités dévoilées, orgueils ravalés… Tamese regagne son trône et se marie avec Arsilda, tandis que Lisea regagne, non sans une amertume inavouable mais bien audible, Berzane. Dans cette production, le chef Vaclav Luks a eu l’intelligence de reprendre l’air de Lisea du deuxième acte « Fra cieche tenebre » et d’en faire la véritable fin de l’opéra, après le double-mariage d’une perplexité et d’un impact psycho-émotionnel qui anticipe celui de Cosi fan tutte de Mozart, créé presque un siècle plus tard. Dans cet air pathétique et court, Lisea, chantant sa désolation, entone une prière, une imploration abstraite de consolation. Le happy-ending conventionné cède enfin à la réalité. Heureuse réalité, celle de cette première ! Quel plaisir de voir un travail de recherche courageux et pointu si finement exécuté! L’orchestre Collegium 1704 et son choeur Collegium Vocale 1704 sont la barque immuable sur laquelle nous traversons l’océan des souffrances humaines et d’autres affects baroques résonnant toujours d’actualité de nos jours. Qu’il s’agisse des cordes agitées pendant les nombreuses descriptions des phénomènes naturelles, ou encore les rares et excellentes participations ponctuelles des vents -cuivrés et boisés!-, ou encore le continuo irréprochable assuré par les clavecins, théorbes & co. Une première où la musique est sans doute la protagoniste, avec les nombreux visages et talents singuliers de ses interprètes. Dans ce sens, la distribution est à la hauteur du pari, même si pas toujours égale et avec un petit instant d’échauffement nécessaire pour certains rôles. Le baryton-basse argentin Lisandro Abadie dans le rôle de l’oncle Cisardo qui ouvre l’oeuvre, a un timbre séduisant, un registre large avec une bonne dose de virtuosité. Bien sûr, la virtuosité pyrotechnique est plutôt reléguée aux seconds rôles comme celui de l’oncle mais aussi celui de Mirinda, confidente d’Arsilda, brillamment interprété par la soprano Lenka Macikova. Elle a les morceaux les plus agiles et les plus charmants, et fait ainsi preuve d’une virtuosité vocalisante, rayonnante de panache et de personnalité. Son air « Io son quel gelsomino » clôturant le premier acte est un sommet de grâce pastorale et de naïveté, et la soprano le chante délicieusement tout en ayant un jeu d’actrice percutant, accompli. Le Berzane du contre-ténor Justin Kim est tout aussi solide. Les morceaux qui lui sont attribués par Vivaldi sont parfois plus dramatiques, sans devenir altiers comme ceux de Lisea ou d’Arsilda. Il est tout autant pyrotechnique et bon acteur, l’effort sur scène est parfois évident, donnant à son rôle davantage d’humanité et d’émotion. Beaucoup d’émotion et de virtuosité aussi et surtout dans le rôle de Tamese, interprété par le ténor Fernando Guimaraes, lui aussi touchant d’humanité. Si sa performance fut juste, il semblait parfois fatigué. Tout le contraire en ce qui concerne les rôles de Lisea et d’Arsilda, tenus par Lucile Richardot et Olivia Vermeulen respectivement. Les véritables héroïnes de l’opéra, leur présence sur le plateau captivait immanquablement l’attention totale des spectateurs. La première campe un personnage à la subtilité et à la sensibilité à fleur de peau, tout en représentant par son chant et son jeu, une série de sentiments contrastants. Que ce soit dans la hargne ou dans la plainte amoureuse, ou dans le doute et l’hésitation, ce qu’elle fait avec son instrument pénètre les cœurs. La justesse de sa diction et son engagement scénique sont tout aussi remarquables que son chant charnu, velouté. L’Arsilda d’Olivia Vermeulen est tout pathos, toute dignité, et elle commande l’attention sans problème. Dès son air d’entrée, au premier acte : « Io sento in questo seno », nous sommes captivés par son beau chant, tout aussi riche en émotions que fin dans le legato. Les choeurs sollicités à plusieurs reprises sont si dynamiques et la performance si fantastique que nous aurions voulu les entendre davantage. Que dire de la mise en scène de David Radok ? Le fils d’Alfred Radok, figure mythique de la mise en scène en Europe centrale, s’attaque à l’œuvre avec habileté. Comme tout opéra seria où il y a très peu d’action, et où les airs ont cette structure contraignante de la récapitulation (ou forme A-B-A), la tâche n’est pas évidente. La proposition du tchèque est en l’occurrence atemporelle et se concentre sur le travail d’acteur. L’œuvre commence en costumes d’époque et perruques poudrées et se termine en costumes modernes avec accessoires modernes tels qu’un smartphone ! Félicitations à toute l’équipe artistique concertée ; à Zuzana Jezkova pour les costumes fabuleux ; à Andrea Miltnerova pour une chorégraphie illustrative et amusante, à Premysl Janda pour les plus belles lumières, parfois carrément inoubliables, ou encore à Ivan Theimer pour les toiles changeantes en fond de scène, d’une poésie indéniable, souvent invisible aux yeux. Dans le lieu unique choisi par le metteur en scène, assurant aussi la scénographie, tout est représentation. Cela fonctionne et cela rayonne de modernité comme de candeur. Radok nous dit que les désirs des vénitiens de l’époque de Vivaldi ne sont pas si différents des désirs actuels, ceux interconnectés de 2017, et surtout, il nous montre que les contradictions et incohérences de l’homme, quand il devient esclave de ses désirs, continuent d’agiter nos esprits, après trois siècles. Une coproduction de prestige dont la valeur dépasse largement l’investissement et qui peut s’avérer légendaire avec le temps. Très fortement recommandée à tous nos lecteurs, encore à l’affiche à Lille le mardi 23 mai, puis en tournée au Luxembourg, Caen (13 et 15 juin) et Versailles (23 et 25 juin 2017). ________________ Compte-rendu, opéra. Lille, Opéra, le 19 mai 2017. VIVALDI : Arsilda, Regina di Ponto. Lucile Richardot, Olivia Vermeulen, Justin Kim, Lisandro Abadie… Collegium 1704, choeurs et orchestre. Vaclav Luks, direction. David Radok, mise en scène.

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18 mai

Compte-rendu concert. Paris, Oratoire du Louvre, le 11 mai 2017. Biber. Pergolesi, Schmelzer… Claire Lefilliâtre, soprano. L’Entretien des Muses, Stéphane Fuget.

La joie de retrouver Claire Lefilliâtre est toujours grande. Dans Espaece d’après Perec mis en scène par Aurelien Bory, nous avions eu l’immense surprise de la trouver hors des sentiers battus. Ce soir elle n’est pas non plus au sein de l’équipe du Poème Harmonique mais plus “classiquement” en récital, avec un bel ensemble instrumental : L’ Entretien des muses de Stéphane Fuget. L’Oratoire du Louvre où Philippe Maillard organise une très belle saison de musique sacrée a une acoustique très agréable. Dès les premières notes du violon de Jasmine Eudeline, l’équilibre de l’acoustique frappe par sa précision, son moelleux, sa réverbération mesurée… Divine Claire Lefilliâtre à l’Oratoire du Louvre L’Annonciation première des sonates du Rosaire de Biber ne nécessite pas de scordatura comme les suivantes. Elle permet donc à la violoniste de poursuivre le concert sans changer d’instrument. Cette Annonciation est bien venue dans un programme consacré à Marie, au temps de la Contre-Réforme, car elle prépare le thème. Le sourire constant avec lequel Jasmine Eudeline joue s’entend. Son violon est heureux et les battements d’ailes de l’ange dans un figuralisme limpide déjouent toute difficulté dans cette redoutable virtuosité. L’orgue, le violoncelle et l’archiluth participent à une belle historisation du discours. L’entrée de Claire Lefilliâtre pour le Salve Regina de Pergolese apporte dans la souplesse instrumentale une beauté florale envoûtante. La voix a gagné en chair et la cantatrice peut désormais davantage utiliser de nuances forte. Sans renoncer à la pureté du timbre des harmoniques généreuses enrichissent les couleurs. Ce Salve Regina a une séduction mélodique et un lyrisme d’une simplicité que les interprètes sensibles et tous animés d’une même souplesse nous rendent évidente. Puis la Sonate a tre de Schmelzer nous permet d’écouter avec ravissement l’osmose rare obtenue par tous les instrumentistes. La direction en grande souplesse et suggestion de Stéphane Fuget offre une parfaite liberté à chacun. Le bonheur de Claire Lefilliâtre à les retrouver, est visible. Le récitatif et air composés par Haendel, commandé en Italie au jeune musicien teuton et protestant est l’une des nombreuses œuvres de cette époque heureuse. Marie en consolatrice orante, lui inspire une page d’une grande subtilité harmonique dans l’évocation des douleurs liées à la guerre sur terre. L’implication dramatique de Claire Lefilliâtre dans le récitatif permet un incroyable contraste avec l’air à la mélodie si pure et infinie. Puis O Dulcis Jesu de Buxtehude est peut être le sommet émotionnel du concert. C’est en tout cas cette oeuvre qui met en valeur toute la sciences de Claire Lefilliâtre. Le naturel de la rhétorique baroque comme une évidence dramatique nous permet de croire que même en latin, elle s’adresse à chacun de nous en particulier. La plainte si pleine de sentiments profonds est inoubliable. Son dernier Suscipe me est d’une émotion incroyable. La facilité avec laquelle la cantatrice ornemente la ligne mélodique relève d’un grand art qui rappelle ses sublimes dialogues avec Jean Tubery. Le souffle infini porte au plus loin chaque phrase mélodique qui ainsi va au cœur de l’émotion. Enfin la beauté du timbre comme passant de l’ombre de la souffrance humaine à la lumière de la pureté de Jésus, en un dosage subtile de chaque instant, est fabuleuse. L’osmose avec les instrumentistes est complète et la liberté semble infinie. Le Concerto grosso de Corelli permet aux cordes de briller et d’explorer de fortes nuances et des rythmes bien campés. Leur petit nombre permet une grande précision et une certaine ampleur arrive à se dégager de cette belle interprétation. Pour finir le prêtre roux, soit Vivaldi, apporte sa touche énergique et extravertie. Même si techniquement, elle domine la partition, Claire Lefilliâtre est moins à l’aise dans ce répertoire qui demande à être plus extravertie voir hyper-démonstrative. Elle habille de subtiles abellimenti les reprises, déjoue les diaboliques notes de l’Alleluia final avec panache. Il sera d’ailleurs bissé. Mais nous resterons sous les charmes persistants de son Buxtehude si sensuel et sensible. Que ce soit à l’orgue, au clavecin ou dans sa direction, Stéphane Fuget est un fin musicien qui vit la musique et la partage. Rivé à ses claviers, il n’a pas eu loisir de mettre en mouvement un esprit de la danse qui a semblé l’habiter surtout dans le Vivaldi final. Un concert admirable avec un choix d’oeuvres à la charnière du XVII et XVIII iéme siècle montrant combien la contre réforme a usé de séduction musicale mais aussi comme le protestantisme avec Buxtehude a su sensualiser admirablement ses partitions. En somme, la musique permet un beau dialogue entre réforme et contre réforme à l’opposé de la guerre qui les a vu s’affronter si terriblement pour les humains. _______________________ Compte rendu concert. Paris. Oratoire du Louvre, le 11 mai 2017. Heinrich Ignaz Frantz Biber (1644-1704) : Sonate du Rosaire n°1, L’Annonciation. Giovanni Batista Pergolese (1710-1736) : Salve Regina en do majeur. Johann Heinrich Schmelzer (1623-1680) : Sonata a tre, pastorale. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Récitatif et air ” Ah! Che troppo ineguali ” HWV. 2340. Dietrich Buxtehude (1637-1707) : Cantate en mi majeur “O Dulcis Jesu”. Arcangelo Corelli (1653-1713): Concerto grosso op.6 n° 8 en sol mineur. Antonio Vivaldi (1678-1741): Motet “Nulla in Mundo pax sincera” RV. 630. Claire Lefilliâtre, soprano. L’entretien des muses : Jasmine Eudeline et Aude Caulé, violons; Céline Cavagnac, alto ; Alice Coquart,Violoncelle ; Gautier Blondel, contrebasse ; Claire Antonin, archiluth. Stéphane Fuget : Direction, orgue et clavecin.




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12 mai

Le blog-notes de Claude Samuel La musique du président – André Malraux – Notre belle Europe – Vivaldi, Mozart, Offenbach… – Le voyage à Bayreuth – L’Hymne à la Joie

Hector Berlioz, le héraut de la musique française dans le feu de la bataille… Les gazettes qui nous abreuvent depuis le début de la semaine de commentaires sur les prédilections de notre nouveau Président de la République n’ont pas manqué de mentionner son amour pour la musique. Tant mieux ! On affinera plus tard et on suivra avec attention le degré de mélomanie du ministre qui s’installera rue de Valois. André Malraux, le premier d’entre eux, était l’homme du regard, plus que de l’écoute ; et je me souviens d’une conférence de presse, à l’époque où le budget misérable de la musique était affecté en majeure partie aux somptuosités du Palais Garnier, au cours de laquelle il lança ce mea culpa absurde et définitif : « On ne m’a pas attendu pour ne rien faire ! » Mais on s’est rattrapé à pas de géants, même si les pulsions budgétivores de la musique ne sont jamais comblées. Jacques Offenbach, adopté par le second Empire DR Si nos politiques n’ont guère évoqué le problème au cours de leur récente campagne, et il y a plus prioritaire, j’en conviens, ils n’ont cessé de disserter sur notre belle Europe, une thématique à laquelle la musique n’est pas étrangère. Cette Europe des arts qui a précédé de loin une Europe politique. Faut-il évoquer le vénitien Vivaldi qui envoyait pour impression ses manuscrits à Amsterdam et qui termina sa vie assez clandestinement à Vienne ? Mozart qui eut, dès sa jeunesse, partie liée avec l’Italie ? Lully qui fit la pluie et le beau temps à la Cour de France ? Et Offenbach, la coqueluche du Paris impérial ? Et Haendel, bien sûr, que les Britanniques ont définitivement adopté ? Sans parler de tous ces compositeurs qui, fuyant la barbarie du nazisme et les purges staliniennes, cherchèrent leur salut sous des cieux plus occidentaux… Notre champagne national Celui qui brouilla les pistes, et mourut d’ailleurs par accident à Venise, est naturellement Richard Wagner, porte-parole de la tradition germanique et, de surcroît, de la pureté de la race aryenne. Il avait néanmoins débarqué à Paris, alors incontournable capitale internationale, où son Tannhäuser fut taillé en pièces par la jeune garde du Jockey Club. Il fut alors ardemment anti-français, comme le Journal de Cosima en témoigne, sans pour autant suspendre pendant la guerre de soixante-dix ses commandes chez les producteurs de notre champagne national. La réponse française sera, le moins que l’on puisse dire, ambigüe. Le voyage à Bayreuth sera, dès la création du festival, un must pour les compositeurs français et, ne serait-ce que pour le plaisir de la truculence, il faut lire (et relire) les lettres d’Emmanuel Chabrier qui avala dans l’extase, dès son premier voyage, Parsifal (« un éblouissement ! »), Tristan et Isolde et Les Maîtres chanteurs. « Cet animal de Gluck », dont Marie-Antoinette, future Reine de France, fut l’élève en musique Claude Debussy sera, pour sa part, un pèlerin fugitif ; et, une fois vacciné, l’auteur de Pelléas et Mélisande brandira l’étendard national. Rappelons-nous ce qu’il écrivait dans La Revue bleue, le 2 avril 1904 : « Couperin, Rameau, voilà de vrais Français. Cet animal de Gluck a tout gâté. A-t-il été assez ennuyeux ! assez pédant ! assez boursouflé (…) Je ne connais qu’un autre musicien aussi insupportable que lui, c’est Wagner ! Oui ! Ce Wagner qui nous a infligé Wotan, le majestueux, le vide, l’insipide Wotan. » Et toujours sur Wagner, « un beau coucher de soleil que l’on a pris pour une aurore » ! Le cas Boulez On pourrait longuement épiloguer sur la wagnérophilie toujours cultivée dans notre pays. Sur l’influence de l’École de Vienne, après la dernière guerre, sur les compositeurs français les plus inventifs, et le cas Boulez, le compositeur français majeur, qui célébra à Bayreuth avec Patrice Chéreau le centenaire de la Tétralogie, grand chef français que l’on porta en terre il y a seize mois à Baden-Baden. Aujourd’hui, je me borne à remarquer que la victoire de notre président, dimanche dernier, n’a été saluée ni par Debussy (ni par Wagner…), ni par Berlioz (qui, dans sa tombe, en est fort marri — il aurait adoré que l’on sorte des tiroirs sa Symphonie funèbre et triomphale, créée sur le pavé parisien pour célébrer le dixième anniversaire des Trois Glorieuses) mais par Beethoven, grâce à L’Hymne à la joie, hymne européen. Belle réponse aux prétendus patriotes de tous bords ! Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de mai 2017 : « Ce jour-là, 31 mai 1976 : le dernier concert d’Arthur Rubinstein »



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1 mai

1er Festival de PARIS

FESTIVAL DE PARIS, du 9 au 29 juin 2017. 5 concerts, 5 lieux emblématiques du Paris festif et patrimonial. Haut de gamme, patrimonial et populaire, telle est la prometteuse équation qui porte le nouveau Festival de Paris qui pour sa première édition 2017, programme 5 concerts dans 5 lieux symboliques. AInsi Paris fait son festival, – créé et dirigé par Michèle Reiser dont l’intention est de redonner un grand événement de musique classique à la Capitale, et tout autant rendre accessible la musique classique au plus grand nombre, du 9 au 29 juin 2017. La Tour Eiffel, Mairie du IVè, Musée de la Vie Romantique, Petit Palais, Eglise Saint-Eustache deviennent, l’espace d’une soirée, de superbes lieux de concerts éphémères où l’exceptionnel s’offre au grand public. Invités en juin 2017: Patricia PETIBON, David FRAY, la formidable jeune soprano Regula MÜHLEMANN (dont le dernier disque dédié à Mozart a décroché le CLIC de CLASSIQUENEWS), Les Cris de Paris et Tim MEAD. Du 9 au 29 juin 2017 : Le FESTIVAL DE PARIS PARIS fait son festival en 5 dates et 5 concerts Programmation 1- TOUR EIFFEL – Salle Gustave Eiffel Vendredi 9 juin 2017, 20h30 (Concert d’ouverture) Patricia PETIBON, soprano Susan MANOFF, piano Mélodies et chansons de FAURE, SATIE, POULENC, ROSENTHAL… 2- MAIRIE DU 4è ARRONDISSEMENT (salle des Fêtes) Vendredi 16 juin 2017, 20h30 David FRAY, piano CHOPIN, Nocturne op. 9 n°2, Nocturne op. 48 n°1, Mazurka op. 63 n°3, Nocturne op. 48 n°2, Valse op. 69 n°1, Polonaise-fantaisie opus 61 SCHUMANN, Novelette n°8 BRAHMS, Fantaisies opus 116 3- MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE : Mardi 20 juin 2017, 20h30 Regula MÜHLEMANN, soprano Ullrich KOELLA, piano RAVEL, Mélodies grecques DEBUSSY, 4 Chansons de la jeunesse STRAUSS et SCHUBERT, Lieder et Mélodies L’ombre de Chopin plane sur le Musée de la Vie romantique. Hôtel particulier, planté au coeur de la nouvelle Athènes, dans le IXè arrondissement, c’était la maison d’un peintre hollandais, Ary Scheffer, qui y vécut de 1830 à 1858. Il y recevait beaucoup d’artistes, en particulier son amie George Sand, qui fut aussi la compagne de Frédéric Chopin pendant neuf ans. Aujourd’hui c’est une jeune soprano suisse-allemande, Regula Mühlmann, « dont le timbre est si cristallin qu’on pourrait y verser de la glace et le boire » (The Guardian) qui va l’enchanter pour un soir, avec un répertoire dédié aux lieder et aux mélodies françaises, Strauss, Schubert, Ravel et Debussy. La soprano Regula Mühlemann a récemment décroché le CLIC de CLASSIQUENEWS pour son dernier album édité par Sony classical, dédié à l’opéra de Mozart (MOZART : ARIAS / REGULA MÜHLEMANN — 1 cd SONY classical, novembre 2016 : LIRE notre compte rendu critique complet du cd Mozart par Regula Mühlemann ) 4- PETIT PALAIS – Galerie sud : Jeudi 22 juin 2017, 20h30 Les Cris de Paris Geoffroy JOURDAIN, direction GABRIELI, Exaudi me Domine à 16 MONTERVEDI, Crucifixus à 4 ; Madrigaux spirituels de la Selva Morale e Spirituale ; Adoramus Te Christe à 6 ; Madrigaux des 4è et 6è livres LEGRENZI, Dialogo delle due Mariae CAVALLI, Salve Regina LOTTI, Crucifixus à 6, à 8, à 10; Ad Dominum cum tribularer à 4; Madrigaux extraits du 1er livre CALDARA, Crucifixus à 16 ;Madrigaux et motets Le Petit Palais fut lui aussi construit pour une Exposition Universelle, mais celle de 1900. La construction a été organisée autour d’un jardin circulaire, un péristyle, par l’architecte Charles Girault. C’est aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. La Galerie Sud, que nous investissons pour ce quatrième concert, est très lumineuse. C’est donc à la lumière d’un jour finissant que Les Cris de Paris vont attaquer les premiers motets et madrigaux. Ce Choeur de Chambre imaginé et dirigé par Geoffroy Jourdain excelle dans le répertoire baroque. Au programme Gabrieli, Monteverdi, Legrenzi, Cavalli, Lotti, Caldara. Le concert fait écho à l’exposition Le Baroque des Lumières, présente du 21 mars au 16 juillet. 5- EGLISE SAINT-EUSTACHE Jeudi 29 juin 2017, 20h30 Concert de clôture Tim MEAD, contre-ténor Les Accents / Thibault NOALLY VIVALDI, Nisi Dominus, Stabat Mater Pour le concert de clôture, l’église Saint-Eustache, au coeur de Paris, bâtit au XIIIe siècle, dans le quartier populaire et très ancien des Halles. Au programme, de la musique baroque avec deux grands chefs- d’oeuvre du repertoire, le Nisi Dominus et le Stabat Mater de Vivaldi, interprétés par le contreténor anglais Tim Mead, jeune espoir du King’s College, un des meilleurs de sa génération. Il est accompagné par le groupe instrumental baroque Les Accents, dirigé par Thibault Noally. _______________________ Toutes les infos, les modalités de réservation sur le site du Festival de Paris, du 9 au 29 juin 2017

Antonio Vivaldi
(1678 – 1741)

Antonio Vivaldi (4 mars 1678 - 28 juillet 1741), était un violoniste et compositeur italien. Vivaldi a été l’un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps ; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Bach a adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que de n'importe quel autre musicien. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de celui de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses: il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire. Sa véritable reconnaissance a eu lieu pendant la première moitié du XXe siècle Aujourd’hui, certaines de ses œuvres instrumentales, et notamment les quatre concertos connus sous le titre « Les Quatre Saisons » comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.



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