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Musique classique et opéra par Classissima

Antonio Vivaldi

dimanche 30 avril 2017


Classiquenews.com - Articles

9 avril

Festival de Paris, 1ère édition

Classiquenews.com - Articles FESTIVAL DE PARIS, du 9 au 29 juin 2017. 5 concerts, 5 lieux emblématiques du Paris festif et patrimonial. Haut de gamme, patrimonial et populaire, telle est la prometteuse équation qui porte le nouveau Festival de Paris qui pour sa première édition 2017, programme 5 concerts dans 5 lieux symboliques. AInsi Paris fait son festival, – créé et dirigé par Michèle Reiser dont l’intention est de redonner un grand événement de musique classique à la Capitale, et tout autant rendre accessible la musique classique au plus grand nombre, du 9 au 29 juin 2017. La Tour Eiffel, Mairie du IVè, Musée de la Vie Romantique, Petit Palais, Eglise Saint-Eustache deviennent, l’espace d’une soirée, de superbes lieux de concerts éphémères où l’exceptionnel s’offre au grand public. Invités en juin 2017: Patricia PETIBON, David FRAY, la formidable jeune soprano Regula MÜHLEMANN (dont le dernier disque dédié à Mozart a décroché le CLIC de CLASSIQUENEWS), Les Cris de Paris et Tim MEAD. Du 9 au 29 juin 2017 : Le FESTIVAL DE PARIS PARIS fait son festival en 5 dates et 5 concerts Programmation 1- TOUR EIFFEL – Salle Gustave Eiffel Vendredi 9 juin 2017, 20h30 (Concert d’ouverture) Patricia PETIBON, soprano Susan MANOFF, piano Mélodies et chansons de FAURE, SATIE, POULENC, ROSENTHAL… 2- MAIRIE DU 4è ARRONDISSEMENT (salle des Fêtes) Vendredi 16 juin 2017, 20h30 David FRAY, piano CHOPIN, Nocturne op. 9 n°2, Nocturne op. 48 n°1, Mazurka op. 63 n°3, Nocturne op. 48 n°2, Valse op. 69 n°1, Polonaise-fantaisie opus 61 SCHUMANN, Novelette n°8 BRAHMS, Fantaisies opus 116 3- MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE : Mardi 20 juin 2017, 20h30 Regula MÜHLEMANN, soprano Ullrich KOELLA, piano RAVEL, Mélodies grecques DEBUSSY, 4 Chansons de la jeunesse STRAUSS et SCHUBERT, Lieder et Mélodies L’ombre de Chopin plane sur le Musée de la Vie romantique. Hôtel particulier, planté au coeur de la nouvelle Athènes, dans le IXè arrondissement, c’était la maison d’un peintre hollandais, Ary Scheffer, qui y vécut de 1830 à 1858. Il y recevait beaucoup d’artistes, en particulier son amie George Sand, qui fut aussi la compagne de Frédéric Chopin pendant neuf ans. Aujourd’hui c’est une jeune soprano suisse-allemande, Regula Mühlmann, « dont le timbre est si cristallin qu’on pourrait y verser de la glace et le boire » (The Guardian) qui va l’enchanter pour un soir, avec un répertoire dédié aux lieder et aux mélodies françaises, Strauss, Schubert, Ravel et Debussy. 4- PETIT PALAIS – Galerie sud : Jeudi 22 juin 2017, 20h30 Les Cris de Paris Geoffroy JOURDAIN, direction GABRIELI, Exaudi me Domine à 16 MONTERVEDI, Crucifixus à 4 ; Madrigaux spirituels de la Selva Morale e Spirituale ; Adoramus Te Christe à 6 ; Madrigaux des 4è et 6è livres LEGRENZI, Dialogo delle due Mariae CAVALLI, Salve Regina LOTTI, Crucifixus à 6, à 8, à 10; Ad Dominum cum tribularer à 4; Madrigaux extraits du 1er livre CALDARA, Crucifixus à 16 ;Madrigaux et motets Le Petit Palais fut lui aussi construit pour une Exposition Universelle, mais celle de 1900. La construction a été organisée autour d’un jardin circulaire, un péristyle, par l’architecte Charles Girault. C’est aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. La Galerie Sud, que nous investissons pour ce quatrième concert, est très lumineuse. C’est donc à la lumière d’un jour finissant que Les Cris de Paris vont attaquer les premiers motets et madrigaux. Ce Choeur de Chambre imaginé et dirigé par Geoffroy Jourdain excelle dans le répertoire baroque. Au programme Gabrieli, Monteverdi, Legrenzi, Cavalli, Lotti, Caldara. Le concert fait écho à l’exposition Le Baroque des Lumières, présente du 21 mars au 16 juillet. 5- EGLISE SAINT-EUSTACHE Jeudi 29 juin 2017, 20h30 Concert de clôture Tim MEAD, contre-ténor Les Accents / Thibault NOALLY VIVALDI, Nisi Dominus, Stabat Mater Pour le concert de clôture, l’église Saint-Eustache, au coeur de Paris, bâtit au XIIIe siècle, dans le quartier populaire et très ancien des Halles. Au programme, de la musique baroque avec deux grands chefs- d’oeuvre du repertoire, le Nisi Dominus et le Stabat Mater de Vivaldi, interprétés par le contreténor anglais Tim Mead, jeune espoir du King’s College, un des meilleurs de sa génération. Il est accompagné par le groupe instrumental baroque Les Accents, dirigé par Thibault Noally. _______________________ Toutes les infos, les modalités de réservation sur le site du Festival de Paris, du 9 au 29 juin 2017

Musique classique et orgue

17 avril

Récital d'orgue Olivier Latry à Chaumes-en-Brie

Inauguration du Festival "Sur les Pas des Couperin" DIMANCHE 7 MAI à 16h00 Eglise de Chaumes en Brie (77) Récital d'orgue exceptionnel par Olivier LATRY titulaire des grandes orgues de Notre Dame de Paris Le programme est composé d'oeuvres de Alain, Bach/Vivaldi,...




Carnets sur sol

2 avril

La trahison de Château de Versailles Spectacles – † 2018

Révisez la leçon du jour. À titre non excessif, notule non lue. Putti de la Chapelle Royale, sous les derniers feux du jour de mars, après la fermeture du Château. 1. Les pépites La saison 2017-2018 a été rendue publique dans le seconde moitié de mars. De très belles choses à signaler, bien sûr. ♫ Deux Cavalli scéniques par García-Alarcón, très bien distribués (avec Francesca Aspromonte dans Erismena !). J'aurais aimé d'autres compositeurs du temps plus à mon goût que Cavalli (à peu près n'importe lequel autre, en réalité), mais dans ces conditions, vraiment l'occasion de se laisser convaincre si on ne l'est pas déjà. ♫ Deux LULLY somptueux : ♫♫ Phaëton par Dumestre & Lazar (la meilleure distribution possible, avec Vidal, Auvity, Zaïcik et Tromenschlager ! – et sur quatre dates) ; ♫♫ Alceste par Rousset (donnée la dernière fois en France par Malgoire au TCE en 2006, et les précédentes étaient encore Malgoire en 2000, 1996 et 1992, dont seulement la plus ancienne en Île-de-France) ; la première fois qu'un ensemble baroque le donne en France sans la Grande Écurie et la Chambre du Roy, le seul à le produire (et l'enregistrer) depuis 1975 ! ♫ Davantage d'oratorio italien du XVIIe siècle, genre jusqu'ici peu représenté en France : ♫♫ Messe de Saint-Louis des Français d'Orazio Benevolo (/ Benevoli) par Niquet, ♫♫ Le Tremblement de terre d'Antonio Draghi par Dumestre & Lazar, ♫♫ une Passion de Gaetano Veneziano par García-Alarcón. D'autant plus salutaire que c'est un fonds très riche, aussi bien en quantité produite qu'en diversité des manières et des tons : au fil du XVIIe siècle, et assez indépendamment des dates, on trouve de la déclamation brute, des chœurs madrigalesques ou luxuriants, des airs galants avec instrument solo obligé (tirant parfois sur le futur Vivaldi), souvent assortis d'effets originaux, que ce soit dans l'harmonie, dans l'accompagnement, dans la vocalisation, dans les surprises dramatiques… En général des partitions très contrastées qui, tout en restant dans le cadre d'un langage baroque connu, apportent leur lot d'inédit, avec un véritable renouvellement de l'écoute. La période considérée (et la quantité produite, considérant la fragmentation politique de la péninsule) étant sensiblement plus large qu'en France, l'évolution y est encore plus grande – du moins avant que la fascination des voix, qui mène à la manière du seria XVIIIe, ne fige tout jusqu'au dernier quart du XIXe siècle… ♫ Les habituels concerts de musique sacrée française à la Chapelle Royale : peu de choses rares, les grands LULLY, Charpentier, Couperin. Beaucoup moins nombreux, me semble-t-il. ♫ Beaucoup de Bach, puisqu'il semble que tout le monde aime ça sauf moi (enfin, je veux dire aime ça au moins d'en faire le massif le plus intéressant de tous les temps, j'aime bien Bach, moi, mais pas forcément beaucoup plus que Pachelbel, Telemann ou Keiser). 2. Les prémices de la trahison Château de Versailles Spectacles a repris, en 2011 (j'y reviens en §4), les attributions du CMBV dans l'organisation des concerts. But annoncé au public (la réalité se situe à un niveau un peu différent) : centraliser la prise de décision, rationnaliser la programmation, donner davantage d'assise financière au développement des projets, et évidemment calibrer l'offre pour récolter davantage de sous. Exactement comme pour Star Wars chez Disney la Philharmonie de Paris (où sont passés les programmes thématiques originaux de la Cité de la Musique, à part dans les noms des week-ends-festivals ?), on nous avait juré que le changement d'attribution administratif ne modifierait rien de l'ambition de l'ensemble (tout en apportant du mieux, ce qui est forcément contradictoire et suspect). Et ce n'était pas tout à fait vrai. Cela n'empêche pas la Philharmonie d'être une réussite à la fois commerciale et programmatique, mais à la fin une partie de l'offre d'origine a discrètement disparu et George Lucas a été viré. Je n'étais pas particulièrement alarmé, considérant le cas particulier de Versailles, assis sur son image purement patrimoniale, et qui devra de toute façon toujours produire les concerts du CMBV – ce sont davantage les subventions et attributions d'icelui qui me paraissent (me parassaient, en tout cas) déterminantes. Par ailleurs, nous avons eu de magnifiques saisons depuis 2011, tandis que le nombre de spectacles augmentait très sensiblement (meilleure synchronisation des forces du Château ? – la lecture de la littérature de la Cour des Comptes éclaire assez bien cet aspect) Or, à la lecture de cette saison, je sens un glissement assez déplaisant, qui n'était pas présent aux deux dernières, les premières de la transition – où s'était au contraire constaté un élargissement (en quantité et en styles) de l'offre. 3. Trois problèmes ♠ D'abord, une simple petite question de loyauté dans le programme. ♠♠ Le CMBV avait déjà vendu le Persée de 1770 (mais si mes compères et moi ne l'avions pas remarqué, je suppose que cela peut s'appliquer à une plus large part du public, un peu moins violemment obsédée du diabolique Florentin) comme le Persée de LULLY version 1770, alors que la commande du directeur de l'Académie Dauvergne en conservait surtout les récitatifs (et quelques numéros emblématiques, comme l'air de Méduse), et qu'une large part des musiques étaient dues à des compositeurs de 1770, par Dauvergne, Rebel fils et Bury. Mais enfin, la date de la refonte figurait (à un siècle d'écart de la période de gloire des spectacles louisquartorziens, ça se remarque), et le tout contenait une solide proportion de l'original (un tiers ?). ♠♠ Mais tout de même, vendre le Ballet Royal de la Nuit (essentiellement de Cambefort, avec contributions incertaines Boësset, Constantin et Lambert) comme une œuvre de LULLY, qui y a surtout dansé, peut-être chorégraphié (je n'ai pas vérifié), et en tout cas rien ou à peu près rien composé, c'est un peu de la tromperie sur la marchandise. On y entend de l'excellente musique, au sein d'une œuvre d'une notoriété (voire d'une importance) historique et politique considérable, mais elle n'est pas de lui, et il n'est pas très honnête de faire accroire que ce serait le cas. ♠ Ensuite, l'augmentation des prix. ♠♠ Déjà remarquée cette année sur certains spectacles de prestige (Don Giovanni par Minkowski & Ivan Alexandre, plus étrangement la reprise de L'Orfeo de Rossi , il est vrai une réussite éclatante), elle semble se généraliser à tous les spectacles scéniques. De 35€, la dernière catégorie (et il n'y a pas de réductions substantielles ni de mauvaises places de dernière minute) y passe à 45€, soit une hausse de 28,5%. ♠♠ Je ne dis pas que ça ne les vaille pas, au contraire : ce sont toujours des spectacles d'une réalisation très soignée, on y voit très bien même des places les moins chères (un théâtre de cour et non de masse, même si le confort y reste spartiate), il y a bien sûr le prestige extraordinaire du lieu (Château de Versailles + Opéra de Cour + Théâtre de Marie-Antoinette…), et la jauge réduite – maintenir la sécurité d'un lieu aussi vaste et fragile pour un théâtre de faible contenance doit être un défi logistique et économique assez redoutable. ♠♠ Néanmoins, je ne puis m'empêcher de remarquer que le seuil du prix minimal (déjà assez respectable à 35€ en dernière catégorie pour une scène subventionnée) empêche la fidélisation d'une clientèle de mélomanes, au profit du public occasionnel (soirées de prestige, cadeau exceptionnel, touristes). Pas d'abonnement non plus, à part pour les catégories les plus hautes. ♠♠ Cela ne me scandalise pas du tout pour les récitals, ou lorsqu'on y joue les Da Ponte (même si j'aurais beaucoup aimé voir la distribution de feu du Così fan tutte à venir, avec Minkowski, Gleadow et Bou et uniquement des Italiens !) ou le Requiem de Verdi : le public fait le choix délibéré de faire un effort pour le luxe de Versailles, il n'est pas révoltant que cela se monnaye. En revanche, pour les explorations du CMBV, ou les œuvres italiennes plus rares, et d'une manière générale le patrimoine que les institutions de Versailles ont à cœur de défendre, je trouve dommage d'en écarter un public d'amateurs fidèles, qui pourraient être rebutés par les prix. En tout cas, pour moi qui cours les productions de baroque français et dont les moyens sont bornés, ces prix m'obligent à choisir, quand j'aurais volontiers assisté à l'ensemble de la programmation un peu spécialisée (quitte à traverser deux fois les cinq feues zones d'Île-de-France comme je le fais régulièrement). J'ai conscience de ne pas être (du tout) l'étalon fidèle du public des salles de spectacle, mais le raisonnement de la destination de ces spectacles tient : les tarifs le réservent plutôt à une occasion prestigieuse, au lieu de diffuser et informer ce patrimoine, comme c'est en principe la mission du CMBV. ♠ Enfin et surtout, le plus grave (pour le reste, on s'informe, on économise, on choisit, rien n'est insoluble), l'évolution du contenu de la programmation. ♠♠ À l'origine, le CMBV produisait de « Grandes Journées » consacrées à un compositeur, destinées à susciter de la recherche scientifique à son sujet (se concrétisant en colloques et publications) et à établir des partenariats avec des ensembles spécialistes qui donnaient des œuvres jamais ou fort peu remontées. L'année où j'ai débarqué dans la région (2009), c'était Grétry : on a eu Céphale et Procris , Andromaque (au TCE), L'Amant jaloux . Trois recréations dans trois genres différents (« ballet héroïque », tragédie en musique, opéra comique), qui n'étaient pas documentées (à part une vieille version Doneux de L'Amant, d'une épaisseur pesante, et assez totalement dépourvue d'esprit), ainsi que plusieurs concerts spécialisés farcis de raretés, comme celui des Nouveaux Caractères (« Les Favoris de Marie-Antoinette » [format FLV], avec des extraits de Guillaume Tell , Les Danaïdes et Chimène qui font toujours autorité). À cette époque, Versailles donnait peu de concerts – et je me suis étonné de les trouver malgré tout abordables, me figurant, en bon provincial, que c'était réservé aux nouveaux aristocrates. ♠♠ À partir des « Grandes Journées Campra » à l'automne 2010, pas une grande réussite (surtout des œuvres mineures, peu de résurrections ambitieuses, des grèves et annulations, et même un concert où le public a trouvé porte close , sans aucune annonce préalable ! – sympa à 19h30 en décembre, quand on a traversé toute l'Île-de-France), la manifestation s'est faite plus discrète. Pour les dernières séries, ce n'était même plus un compositeur, mais des thématiques plus larges, une célébration de Louis XIV, puis des fêtes royales (reconstitution de grands moments politiques avec commande de musique) – ce n'est pas du tout un point de vue illégitime, même s'il n'est plus musical (on ne choisit pas les bonnes œuvres, mais les bons événéments historiques…), mais on va vite en faire le tour. Que fera-t-on quand on aura épuisé les Messes de sacre / mariage / baptême / obsèques et les Te Deum de victoires ? ♠♠ Dans la nouvelle saison, je ne vois que très peu de réelles explorations : ♠♠♠♠ L'Europe Galante de Campra (œuvre emblématique qui est quand même donnée de temps à autre) par Les Nouveaux Caractères, d'ailleurs à tarif doux (dans la vingtaine d'euros minimum) ; ♠♠♠♠ un programme Pro Capella Regis des Chantres à préciser ; ♠♠♠♠ deux Te Deum rares le même soir (Blanchard, et Blamont, celui-là donné il y a quelques années à Saint-Étienne-du-Mont par Les Ombres) par Stradivaria et chœur Marguerite Louise. Vendu sous le titre pas particulièrement scientifique ni subtil « La Guerre des Te Deum » – ce dont je me moque, mon propre titre prouve bien que je ne crains pas le racolage, mais c'est un indice de plus que la trace du CMBV s'efface dans la programmation. ♠♠ Et ces rares explorations ne comportent pas de cohérence particulière entre elles, de projet scientifique perceptible. J'ai cherché, manifestement les lieux d'accueil extérieurs des productions du CMBV ont également diminué – autrefois, les « nouveautés » importantes étaient rejouées à la Cité de la Musique ou au Théâtre des Champs-Élysées. Manifestement, plus de lieu d'accueil, hors un partenariat cette saison avec Favart pour Alcyone – reste à voir s'il se reproduira dans la prochaine saison. Tout cela conjugué pose la question : que devient la programmation du CMBV, gérée par Château de Versailles Spectacles ? Après avoir explosé dans les premières années de la nouvelle répartition des rôles voulue par la Cour des Comptes, à partir de 2011, elle semble bifurquer vers une programmation de prestige (on y jouera le Requiem de Verdi, des ballets de Béjart et Preljocaj…) et délaisser la partie exploratoire de sa mission. La saison en cours était aussi limitée en découverte, mais proposait au moins des productions scéniques 4. La vérité est ailleurs Cela, c'est l'avis du spectateur qui lit la programmation. La réalité est un eu plus subtile et, une fois formulé mes ronchonneries et avertissements d'ordre artistique pour l'avenir, c'est l'occasion de regarder l'évolution de la situation sur une décennies, et les contraintes qui pèsent sur l'organisation des spectacles versaillais. En effet, en 2010, la Cour des Comptes publie un rapport sur Château de Versailles Spectacles, et relève le peu d'intérêt de la structure (créée en 2009), essentiellement destinée à organiser les « Grandes Eaux ». Il s'agissait de donner plus de souplesse aux contrats (largement saisonniers) par rapport à l'Établissement Public du château de Versailles (EPV), notamment du fait des horaires qui ne concordent pas avec ceux des ouvertures L'EPV a suivi les recommandations, et Château de Versailles Spectacles (CVS) a élargi ses interventions, aussi bien dans les formats (bals, concerts divers) qu'en quantité. Le CMBV n'est plus, depuis, l'organisateur des concerts qui se déroulent dans le Domaine, et le nombre de représentations a considérablement augmenté (13 en 2009 contre 74 en 2013 !). Bien sûr, le nombre indiqué doit être celui des concerts produits par CVS, excluant donc en 2009 ceux assumés par le CMBV. Mais il est vrai que la quantité de soirées a considérablement cru. Les chiffres du remplissage (80% en 2013), des bénéfices et d'augmentation des bénéfices (30 à 70% pour les « Eaux Musicales » sur la période observée dans le rapport de 2015) sont assez spectaculaires, en effet. La reprise en main des concerts organisés par le CMBV (alors recentré sur ses missions de recherche et de formation – ainsi que, bien sûr, du choix des contenus des concerts) s'est donc traduite par une augmentation de l'offre, et a permis plusieurs des saisons incroyables des années passées, où l'abondance et la rareté ne souffraient pas de remise en question. Néanmoins, sur le long terme, je n'en vois pas moins une inflexion assez nette, qui abandonne progressivement l'aspect méthodique de la recherche, des propositions thématiques, pour une suite de concerts « Grand Siècle » assez généralistes : le CMBV ne remplit alors plus autant sa mission de diffusion, surtout lorsque les partenariats avec maisons parisiennes semblent dansle même temps se raréfier. -- Le nombre de tragédies en musique écrites est assez limité en réalité (quelques dizaines), et on semble ne plus rejouer que les mêmes, en dehors de la période, jusqu'ici très négligée, de la seconde moitié du XVIIIe siècle (parfois en collaboration avec Bru Zane, dont les moyens financiers semblent assez supérieurs), pas mal défrichée ces derniers temps. Que fait-on de la période qui s'étend entre LULLY et Rameau ? Quelques Campra, mais pour le reste, silence à peu près total. Voilà qui mérite considération. Pour préparer / prolonger : retrouvez l'intégralité des opéras de LULLY , classés, présentés. Avec leur discographie complète.

La lettre du musicien (Comptes rendus)

1 avril

La stravaganza de Vivaldi, feu d'artifice final du Printemps du violon à Paris

La deuxième édition du festival Le Printemps du violon (dix jours d’événements à travers le 7e arrondissement de Paris) s’est conclue avec La stravaganza de Vivaldi dans un lieu peu connu, la salle byzantine du palais de Béhague, siège de l’ambassade de Roumanie.Au programme, six concertos – dont les quatre premiers – parmi les douze composant l’opus 4 de Vivaldi. La place de cette œuvre, bien nommée pour son inventivité fougueuse, est capitale dans l’histoire de la musique puisqu’elle est un modèle aux origines du genre concerto, repris et imité à travers l’Europe. D’emblée, l’orchestre baroque Modo antiquo impressionne par son énergie. Les enchaînements de crescendo et decrescendo sont aussi rapides que sont subito les piano, rallentando et sons voilés. Au-delà du volume et des tempi, c’est l’épaisseur du son qui varie, depuis les notes cristallines épurées avec l’archet de biais, jusqu’aux gras du crin qui se frotte à l’instrument de toute son épaisseur. De la main et de la baguette, le chef Federico Maria Sardelli fend l’air de gestes vigoureux puis arrondis. Elancé, il est tour à tour sinueux et bondissant pour impulser un son et surtout une intention d’ensemble. Les six concertos s’enchaînent, chacun avec leurs trois mouvements organisés selon la forme à l’italienne (vif - lent - vif). Dès la coda du premier, le violon concertiste Anton Martynov se lance dans des traits virtuoses qui iront crescendo et surtout accelerando tout au long de la soirée (le dernier concerto et surtout les bis poussant même cette logique jusqu’à une volonté de jouer le plus vite possible, aux dépens de toute notion de rythme, de tempo et de justesse). Sur sa lancée, il déploie des cadences balayant les cordes et le manche de son instrument, puis revenant prestement à une fondamentale en ostinato ou bien monnayant les lignes et démultipliant les notes répétées. L’accompagnement sait alors se faire murmure pointilliste du tutti ou bien scansion au rythme bien campé par le continuo. Mention doit être faite d’un moment de grâce absolue : le mouvement lent du Concerto n°2 en mi mineur, RV 279. L’émotion et la tension dramatique ne font que croître dans des séries haletantes de deux tirés d’archets (comme deux terribles coups du destin), suivis de deux pressions du bout du doigt et du crin, comme si le son de cet écho émotif n’était obtenu que par un rebondi effleuré sur la corde. Toutefois, la virtuosité reprend bien vite ses droits et le reste de la soirée passe en un éblouissant éclair. Ainsi s’achève en beauté, ce deuxième Printemps du violon. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition, dans le cadre de l’année de la Russie. (31 mars)



Classiquenews.com - Articles

26 mars

VIVALDI à TOURCOING et PARIS : JC Malgoire dirige l’Orlando Furioso

TOURCOING, ALT. Vivaldi : Orlando Furioso, 31 mars – 19 avril 2017. Dans le nord puis à Paris, Jean-Claude Magloire ressuscite la fièvre fantastique du théâtre inspiré de L’Arioste. Au chapitre Vivaldi, l’histoire musicale et critique s’intéresse désormais à son oeuvre lyrique. L’auteur des Quatre Saisons savait aussi colorer et exprimer à l’opéra, et son orchestre comme sa conception théâtrale affirme un tempérament unique à son époque, une manière de résistance, face au début du XVIIIè à l’essor de l’école napolitaine. Or Venise ayant créé au XVIIè, l’opéra public et payant (1637), malgré l’excellence de son déploiement avec Monteverdi, Caldara, Legrenzi, Cavalli, Cesti et au XVIIIè, Vivaldi, n’a pas su se maintenir. L’Orlando Furioso créé en 1727, serait ainsi l’un des derniers ouvrages manifestement vénitien, le plus abouti, le plus emblématique. OPERA CHEVALERESQUE ET MAGIQUE. Créé à l’automne 1727 au Théâtre Sant’Angelo à Venise, Orlando furioso cultive un bel canto expressif où règne l’esthétique des voix aigus : Orlando / Roland éprouvé sur l’île de la magicienne Alcina, est chanté par une femme, tandis que Bradamante, la fiancée de Roland, déguisé en homme, est donc chanté par un… homme. Sur le chemin de L’Arioste et de son labyrinthe amoureux, Vivaldi compose une série d’épisodes de plus en plus possédés, éruptifs, hallucinés : l’amour est une folie, et le désir, une houle acide, amère qui foudroie tous ceux qui le portent malgré eux. Avant Shakespeare, L’Arioste (magnifique portrait par Titien) dépeint les tourments et les vertiges de l’âme humaine. Ici, les fureurs de Roland sont l’emblème de ce théâtre en déraison et en délire. Certes il est bien question de chevaliers et de paladins en armure, mais leur véritable adversaire n’est pas l’ennemi sur le champs de bataille, c’est plutôt l’amour vengeur et cruel dont la barbarie épuise les forces de l’esprit. Ainsi cet échiquier sentimental où dans le territoire de la magicienne Alcina, errent les chevaliers Orlando et Medoro : le premier aime la princesse Angelica qui aime de son côté le dit Medoro. Découvrant la passion secrête unissant Medoro et Angelica, Orlando succombe à la jalouse haine, en proie au délire le plus violent. En parallèle, la magicienne Alcina envoûte Ruggiero, qui oublie auprès d’elle sa bien aimée, Bradamante. Jusqu’au dénouement, l’opéra de Vivaldi brosse le portrait de personnages solitaires, démunis, en souffrance (Orlando, Ruggiero, Bradamante), ou agressés, éprouvés par un sort contraire (Angelica et Medoro). Même celle qui semble tirer les ficelles, n’éblouit guère par son bonheur : Alcina est une souveraine esseulée qui obtient tout par manigances et magie. La sincérité n’habite pas ses lieux. Orlando / Roland est un mélancolique dépressif, chevalier fou, chevalier errant… Il y a quelques années dans une distribution où a brillé le mezzo voire l’alto ample et noir de Marie-Nicole Lemieux, le chef Christophe Spinozi et son ensemble Matheus se sont imposé sur de nombreuses scènes du monde avec l’opéra vivaldien. Aujourd’hui, c’est un père fondateur du mouvement baroqueux qui reprend le flambeau, avec une énergie intacte, communicative. Dans le théâtre fantastique, merveilleux, inspiré par la poésie de L’Arioste, adviennent des figures en perdition, toujours en quête d’une improbable rémission. Opéra psychologique que vraiment dramatique et spectaculaire. Production événement. (Illustration : portrait de L’Arioste par Titien / Tiziano) ORLANDO FURIOSO d’Antonio Vivaldi Malgoire / Schiaretti ven 31 mars 2017 à 19h30 dim 2 avril 2017 à 15h30 mar 4 avril 2017 à 19h30 Tourcoing, Théâtre municipal R. Devos Puis, à PARIS, TCE Théâtre des Champs-Elysées Mercredi 19 avril 2017, 19h30 version de concert RESERVEZ VOTRE PLACE http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/16_17/spect1617/orlando.html ________________________ Orlando furioso Antonio Vivaldi (1678-1741)Livret de Grazio Braccioli d’après L’Arioste Direction musicale: Jean Claude Malgoire Mise en scène: Christian Schiaretti Orlando: Amaya Dominguez Angelica: Samantha Louis-Jean Alcina: Clémence Tilquin Bradamante: Yann Rolland Medoro: Victor Jimenez Diaz Ruggiero: Jean Michel Fumas Astolfo: Nicolas Rivenq Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing La Grande Écurie et la Chambre du Roy

Antonio Vivaldi
(1678 – 1741)

Antonio Vivaldi (4 mars 1678 - 28 juillet 1741), était un violoniste et compositeur italien. Vivaldi a été l’un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps ; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Bach a adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que de n'importe quel autre musicien. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de celui de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses: il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire. Sa véritable reconnaissance a eu lieu pendant la première moitié du XXe siècle Aujourd’hui, certaines de ses œuvres instrumentales, et notamment les quatre concertos connus sous le titre « Les Quatre Saisons » comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.



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